Oracle

  • 200 nouveautĂ©s dans Oracle 21 c

    Oracle a rendu publique la nouvelle version 21 c de son moteur de base de données qui comprend plus de 200 nouveautés. Présentation des principales améliorations et nouveautés de la version.

    Disponible dĂšs maintenant sur Oracle Cloud, et sur Always Free d'Autonomous Database, la version 21 c sera portĂ©e sur les autres environnements dans le courant de cette annĂ©e. 21 c se prĂ©sente comme une base de donnĂ©es "universelle" qui rĂ©pond aux besoins de toutes les configurations multi-modĂšles, multicharges et multi-locataires avec un moteur convergĂ©. Moteur de base de donnĂ©es au cƓur de tous les services de bases de donnĂ©es Oracle dans le Cloud et sur site : Oracle Autonomous Database, Oracle Exadata Database Service, Oracle Exadata Database Cloud@Customer et Oracle Exadata Database Machine, la nouvelle version propose plus de 200 innovations.

    La blockchain au coeur

    Grùce à la détection et à la prévention des tentatives d'altération directement dans la base de données Oracle, les clients peuvent se protéger contre des modifications illicites, qu'elles proviennent de personnels internes ou de hackers se faisant passer pour des administrateurs ou des utilisateurs. Les tables blockchain font partie de la base de données convergée, elles sont accessibles via le SQL standard et supportent toutes les analyses et transactions. Les tables blockchain constituent une fonctionnalité gratuite intégrée à toutes les éditions d'Oracle Database.

    Une vue de l'outil blockchain de 21 c.

    Oracle Database 21c intÚgre une nouvelle représentation du type de données JSON permettant de les parcourir jusqu'à 10 fois plus vite et de les modifier jusqu'à 4 fois plus vite. Les utilisateurs peuvent mélanger ou joindre JSON et les autres types de données, indexer n'importe quel élément JSON pour un accÚs transactionnel rapide, utiliser des analyses SQL parallÚles et déclaratives couvrant tous les formats, et exécuter des jointures complexes sur plusieurs documents et collections JSON.

    La base de donnĂ©es intĂšgre des fonctions d'apprentissage machine. Cette technologie gĂ©nĂšre et compare automatiquement des modĂšles d'apprentissage automatique Ă  grande Ă©chelle, et facilite l'utilisation de l'apprentissage automatique par des non-experts. Oracle a Ă©galement ajoutĂ© de nouveaux algorithmes pour la dĂ©tection des anomalies, la rĂ©gression et l'analyse de l'apprentissage profond ou « deep learning Â» qui viennent enrichir la bibliothĂšque d'algorithmes populaires d'apprentissage automatique au sein de la base de donnĂ©es.

    Le moteur multi-langage intĂ©grĂ© Graal permet au code JavaScript de traitement des donnĂ©es de s'exĂ©cuter au sein mĂȘme de la base de donnĂ©es, lĂ  oĂč sont stockĂ©es les donnĂ©es, les utilisateurs peuvent facilement exĂ©cuter du SQL depuis le code JavaScript, et les types de donnĂ©es de JavaScript sont automatiquement associĂ©s aux types de donnĂ©es d'Oracle Database.

    Les donnĂ©es et la journalisation de la base de donnĂ©es sont conservĂ©es en mĂ©moire persistante (PMEM) locale, ce qui amĂ©liore radicalement la performance des charges limitĂ©es par les entrĂ©es-sorties. Le SQL s'exĂ©cute directement sur les donnĂ©es stockĂ©es dans le systĂšme de fichiers de la mĂ©moire persistante associĂ©e, en supprimant ainsi le passage par du code d'entrĂ©e-sortie et le recours Ă  un cache tampon important. De plus, les nouveaux algorithmes de la base de donnĂ©es empĂȘchent les stockages partiels ou incohĂ©rents dans la mĂ©moire persistante. Les nouvelles amĂ©liorations de l'optimisation de la mĂ©moire rĂ©duisent la quantitĂ© de mĂ©moire nĂ©cessaire pour analyser de plus grands graphiques, permettant ainsi aux applications existantes de s'exĂ©cuter plus rapidement sans modification. Les utilisateurs peuvent crĂ©er ou Ă©tendre les algorithmes de graphiques en utilisant la syntaxe Java, permettant Ă  ces algorithmes de s'exĂ©cuter de façon native puisqu'ils sont compilĂ©s en bĂ©nĂ©ficiant des mĂȘmes optimisations.

    Oracle Database 21c intĂšgre un systĂšme de stockage de colonne en mĂ©moire autogĂ©rĂ©, pour simplifier et amĂ©liorer l'efficacitĂ© en gĂ©rant automatiquement le placement et la suppression des objets dans le stockage de colonne en mĂ©moire, et en suivant les sĂ©quences d'usage pour dĂ©placer et expulser les objets du stockage de colonne. Les colonnes sont par ailleurs automatiquement compressĂ©es en fonction de leurs modalitĂ©s d'usages. Oracle Database 21c intĂšgre Ă©galement de nouveaux algorithmes de jointure vectorielle en mĂ©moire pour accĂ©lĂ©rer les requĂȘtes complexes.

    Oracle Database 21c intÚgre l'outil d'assistance Sharding Advisor capable d'évaluer le schéma de la base de données et les caractéristiques des charges pour fournir un modÚle de base de données fragmentée optimisé pour la performance, l'évolutivité et la disponibilité. La sauvegarde et la restauration à travers de multiples fragments sont également automatisées.

  • Arcserve allie sauvegarde et sĂ©curitĂ©

    Le fournisseur de solutions de protection de données annonce une version 8 de son logiciel UDP (Unified Data Platform). Celle-ci allie les fonctions d'Arcserve et des fonctions de sécurité ainsi que de nouvelles intégrations avec des environnements hyper-convergents.

    UDP 8.0 s'intÚgre avec les solutions de sécurité de Sophos pour protéger les infrastructures de sauvegarde des données critiques contre les ransomwares. Sophos utilise un réseau neuronal de type deep learning pour détecter les malwares connus et inconnus afin de protéger les sauvegardes contre les activités malveillantes. En outre, Arcserve UDP 8.0 protÚge également les sauvegardes contre les modifications grùce au stockage immuable Amazon AWS S3, qui repose sur le verrouillage d'objets AWS.

    La solution prend désormais en charge la sauvegarde des charges de travail Nutanix Files et l'utilisation de Nutanix Object comme cible de sauvegarde, en plus de la prise en charge de Nutanix AHV pour la reprise aprÚs sinistre et la sauvegarde de Nutanix Hyperconverged Infrastructure (HCI). De plus, UDP 8.0 protÚge maintenant les sauvegardes Oracle grùce à une intégration native de protection des données via Oracle Recovery Manager (RMAN). Par cette intégration, les administrateurs de bases de données Oracle pourront sauvegarder et récupérer l'ensemble de leurs installations Oracle, y compris les bases de données autonomes et les clusters RAC. Les administrateurs de bases de données Oracle pourront également tester leur récupération grùce à la fonction Assured Recovery d'Arcserve, intégrée à la commande RMAN BACKUP VALIDATE. 

    Le fonctionnement de la solution ArcServe.
  • Exadata d’Oracle accroĂźt ses performances

    La nouvelle version d’Exadata, la X9M, devient encore plus rapide et plus abordable, avec des performances OLTP en hausse de 70% (jusqu'Ă  27,6M IOPS), des balayages analytiques en hausse de 87% (plus d'1 To/s de dĂ©bit par rack) et jusqu'Ă  42% de charges supportĂ©es en plus pour le mĂȘme prix que la gĂ©nĂ©ration prĂ©cĂ©dente.

  • Java : la Cour suprĂȘme donne raison Ă  Google

    C’est une victoire majeure pour Google aprĂšs onze ans de procĂ©dures devant les tribunaux. La Cour suprĂȘme des États-Unis a donnĂ© raison Ă  Mountain View contre Oracle, qui l’accusait de violation de copyright relatif Ă  Java et Ă  Android. 

    Depuis onze ans Google et Oracle sont Ă  couteaux tirĂ©s. Le second reproche au premier d’avoir copiĂ© une partie du code de Java pour dĂ©velopper Android. AprĂšs plusieurs passes d’armes face aux tribunaux, en premiĂšre instance et en appel, oĂč tour Ă  tour Google puis Oracle l’emportaient et les juges s’opposaient sur la notion de propriĂ©tĂ© intellectuelle et si oui ou non le code de Java Ă©tait couvert par copyright, ou si sa rĂ©utilisation dĂ©pendait d’un usage raisonnable (fair use de la part de Google). 

    En 2012, la justice avait donnĂ© raison Ă  Mountain View, estimant que les API n’étaient pas couvertes par le droit d’auteur. Deux ans plus tard, en appel, cette dĂ©cision Ă©tait renversĂ©e et Oracle dĂ©clarait victoire. La Cour suprĂȘme, invoquĂ©e dans l’affaire, refusait de se prononcer. Les deux opposants retournaient Ă  la case dĂ©part : le tribunal du district nord de Californie estime que l’utilisation des API Java par Android relevait du « fair use » en 2016 puis en 2018 la cour d’appel affirmait le contraire, soulignant entre autres que Google avait copiĂ© bien plus de lignes de code que nĂ©cessaire et qu’il y avait un intĂ©rĂȘt commercial du gĂ©ant. 

    Google libérateur

    Google avait de nouveau portĂ© l’affaire devant la Cour suprĂȘme, qui vient finalement de se prononcer sur l’affaire. Et ce en faveur de Mountain View, les juges de la plus haute instance amĂ©ricaine estimant Ă  six voix contre deux que la rĂ©utilisation du code de Java relevait bien du “fair use”. La Cour reconnaĂźt d’une part que “le fait que les programmes informatiques soient principalement fonctionnels rend difficile l’application des concepts traditionnels du droit d’auteur dans ce monde technologique”. Ce qui annonce d’emblĂ©e la couleur : son verdict dans cette affaire prĂ©cise ne saurait prĂ©sumer de ses futures dĂ©cisions dans des affaires similaires.

    Certes, Google a copiĂ© 11 500 lignes de code de Java mais la Cour suprĂȘme ne souscrit pas au verdict de la cour d’appel selon laquelle Mountain View aurait pu se contenter de 170 lignes pour permettre la compatibilitĂ© entre Android et Java. “Cette conclusion considĂšre les objectifs lĂ©gitimes de Google de maniĂšre trop Ă©troite” Ă©crivent les juges. Car Google n’entendait pas seulement fonder son seul systĂšme Android sur la base de Java,  mais “de permettre aux programmeurs d'utiliser leurs connaissances et leur expĂ©rience en utilisant l'API Sun Java lorsqu'ils Ă©crivent de nouveaux programmes pour smartphones avec la plate-forme Android”.

    Un verrou

    Ainsi, aux yeux de la Cour suprĂȘme, Ă©crire son propre code n’aurait pas permis Ă  Google d’atteindre cet objectif : en reprenant plus largement le code de Sun Microsystems, Mountain View a “les Ă©nergies crĂ©atives des programmeurs. Et il avait besoin de ces Ă©nergies pour crĂ©er et amĂ©liorer ses propres systĂšmes Android innovants. Nous pensons par consĂ©quent que ce facteur de «substantialité» pĂšse en faveur du fair use”.

    D’autant que la Cour suprĂȘme considĂ©re que forcer au respect d’un droit d’auteur quant Ă  Java se serait avĂ©rĂ© nuisible pour le public. “Compte tenu des coĂ»ts et des difficultĂ©s liĂ©s Ă  la production d’API alternatives avec un attrait similaire pour les programmeurs, copyrighter l’application ici ferait du code de dĂ©claration de l’API Sun Java un verrou limitant la crĂ©ativitĂ© future des nouveaux programmes”.

    Android n'a pas nui Ă  Sun Microsystems

    Car Oracle seul en aurait “dĂ©tenu la clĂ©â€. Ce qui aurait Ă©tĂ© particuliĂšrement rentable pour l’entreprise de Larry Ellison, mais bien moins pour les programmeurs et pour l’écosystĂšme tout entier. D’autant que Sun Microsystems, avant son rachat par Oracle, et le mobile, ce n’était pas tout Ă  fait une grande histoire d’amour. 

    La Cour observe en effet que l’éditeur “n'aurait pas Ă©tĂ© en mesure de pĂ©nĂ©trer ces marchĂ©s avec succĂšs, que Google ait copiĂ© ou non une partie de son API” du fait de son positionnement et surtout de ses “efforts infructueux pour pĂ©nĂ©trer le marchĂ© mobile”. En rĂ©sumĂ©, Android n’a en rien empĂȘchĂ© Sun, puis Oracle, de s’inviter sur le marchĂ© naissant des smartphones et ainsi Google n'a pas enfreint la loi en copiant le code de Java.

  • Les Français jugent les services publics en ligne

    Le portail FranceConnect

    Oracle, avec l'aide du cabinet de sondage Odoxa, a interrogé les Français sur leur perception des services publics en ligne pendant la pandémie. Le résultat est encourageant mais reste mitigé.

    Selon les rĂ©sultats de cette Ă©tude, les Français jugent que le services en ligne de l'État sont suffisamment bien organisĂ©s pour leur permettre de rĂ©aliser leurs dĂ©marches par Internet sans se dĂ©placer. Toutes les tranches d'Ăąge et de catĂ©gories socio-professionnelles sont en accord sur ce point.

    D'importants bémols

    Si Ă  73 % les Français jugent les services bien sĂ©curisĂ©s, ils les trouvent difficiles Ă  utiliser (42 %) et peu innovants (43 %). 1 sur 2 pense qu'ils sont trop lents Ă  rĂ©pondre Ă  leurs attentes et 70 % estiment qu'ils sont mal adaptĂ©s aux personnes les moins Ă  l'aise sur Internet. Mais seulement 34% placent comme une prioritĂ© le fait de rĂ©duire la fracture numĂ©rique Ă  travers l’accessibilitĂ© pour tous de ces services.

    Sur l'Ă©volution des services, 53% dĂ©clarent que la prioritĂ© n°1 de l’État pour l’avenir doit ĂȘtre d’assurer la sĂ©curitĂ© et la confidentialitĂ© des donnĂ©es, bien avant l’amĂ©lioration des services en ligne existants (41%), ou encore la dĂ©matĂ©rialisation de 100% des dĂ©marches (40%). Ils sont tout de mĂȘme 64% Ă  dĂ©clarer pouvoir avoir confiance en un espace unique de stockage des documents administratifs personnels : 57% dans la carte d’identitĂ© numĂ©rique et 57% dans le vote par Internet si ces services Ă©taient proposĂ©s par l’État.

  • Les machines virtuelles Citrix sur Windows 11

    Citrix annonce travailler sur une nouvelle version qui permettra Ă  ses machines virtuelles de fonctionner sous Windows 11.

  • Oracle ajoute du Low Code sur sa plateforme

    ParallĂšlement Ă  la sortie de la nouvelle version de son moteur de base de donnĂ©es, Oracle a rendu disponible un service de dĂ©veloppement Low Code, Apex, pour simplifier le dĂ©veloppement d’applications sur sa plateforme.

    ProposĂ© comme un service managĂ© sur la plateforme Oracle Cloud Infrastructure, Apex permet de dĂ©velopper des applications web pour des postes de travail ou des matĂ©riels mobiles Ă  partir d’une interface graphique sur un langage simple et dĂ©claratif qui ne nĂ©cessite pas de formation Ă  un langage de dĂ©veloppement. Selon Oracle, les applications sur Apex sont dĂ©veloppĂ©es 38 % plus vite que par du codage classique.

    La solution est incluse dans la partie gratuite de l’offre Cloud d’Oracle et hĂ©rite des fonctions d’Autonomous Database. Elle se prĂ©sente comme un ensemble complet avec la base Autonomous Database et l’accĂšs Ă  d’autres services comme Oracle Rest Data Service et SQL Data Service. Le dĂ©veloppeur peut ainsi proposer des APIs ou composer des requĂȘtes SQL et modĂ©liser graphiquement les donnĂ©es. Le transfert de donnĂ©es est gratuit que ce soit un flux entrant ou sortant. Si l’application rĂ©clame un niveau de dĂ©veloppement plus important, il est possible en un clic de migrer vers les fonctions avancĂ©es de Oracle Autonomous Transaction Processing.

    L'interface d'une application pour un point de vente développée sur APEX.
  • Oracle essuie un revers face Ă  Rimini Street

    Un tribunal du Nevada aux USA a tranché en faveur de Rimini Street dans un litige qui l'oppose depuis une dizaine d'années avec Oracle.

    Le prestataire de services de support et de maintenance pour les produits logiciels Oracle et SAP, et partenaire Salesforce, a obtenu une ordonnance judiciaire d'un tribunal du Nevada en sa faveur et qui indique que Les logiciels d’entreprise de support tiers et de personnalisation Ă©taient permis.

    Les titulaires d’une licence Oracle pouvaient choisir les prestataires de support et, comme affirmĂ© par la Cour d’appel amĂ©ricaine, Rimini Street fournissait un support tiers pour les logiciels d’entreprise Oracle dans le respect du droit de la concurrence vis-Ă -vis des services de maintenance directs d’Oracle.

    Le tribunal a rejeté les arguments et les demandes de sanctions d'Oracle. Ce n'est cependant pas la fin de la procédure. Le tribunal a fixé une audience probatoire pour le mois de septembre 2021.

  • Oracle lance un service de gestion de la paie en SaaS

    Oracle Payroll Core aide les organisations intergouvernementales et non gouvernementales Ă  optimiser les ressources lors du calcul de la paie de leurs salariĂ©s.

  • Oracle met les deux pieds
 dans le mĂ©dical

    Oracle reprend Cerner, un spĂ©cialiste des systĂšmes d’information pour les hĂŽpitaux et les systĂšmes de santĂ©, au prix fort pour se placer en position de force sur le secteur mĂ©dical.

  • Oracle quitte la Californie pour le Texas

    L’entreprise, basĂ©e en Californie depuis sa crĂ©ation en 1977, a transfĂ©rĂ© son QG vers le Texas, Ă  Austin. Elle rejoint des entreprises comme Hewlett Packard Enterprise ou Palantir Technologies ou des personnalitĂ©s comme Elon Musk. La Silicon Valley n’est plus l’endroit oĂč il fait bon installer ses locaux pour les entreprises amĂ©ricaines de la tech. C’est en tout cas ce que laisse supposer les dĂ©cisions rĂ©centes de certaines d'entre elles, Oracle Ă©tant le dernier Ă  alimenter ce qui s’apparente Ă  un exode.  Le spĂ©cialiste des bases de donnĂ©es d'entreprise a annoncĂ© vendredi 10 dĂ©cembre dĂ©placer son siĂšge social de Redwood Shores, en Californie oĂč il fut fondĂ©, vers Austin, au Texas, selon nos confrĂšres de Bloomberg. « Nous pensons que [ce] changement permettra de mieux positionner Oracle quant Ă  sa croissance et fournira Ă  ses employĂ©s plus de flexibilitĂ© Ă  propos de leur lieu et mĂ©thode de travail », a confiĂ© un porte-parole de l’entreprise Ă  CNBC sur les raisons de ce changement. Selon plusieurs mĂ©dias amĂ©ricains, la vĂ©ritable raison serait plutĂŽt financiĂšre. L’entreprise bĂ©nĂ©ficierait d’une fiscalitĂ© plus avantageuse au Texas (6,25 % contre les 7,25 % de la Californie, le taux le plus Ă©levĂ© du pays). La dĂ©cision intervient alors que l’entreprise cherche Ă  rĂ©duire les coĂ»ts de la poursuite de la transition de ses activitĂ©s vers le Cloud, note Bloomberg. L’entreprise avait dĂ©jĂ  installĂ© un campus Ă  Austin en 2018, dans le but d’attirer une main d’Ɠuvre plus jeune et moins chĂšre. D’autres entreprises se sont installĂ©es ces derniĂšres annĂ©es Ă  Austin, au point de surnommer la ville « Silicon Hills ».

    Texas mon amour

    Oracle est la derniĂšre d’une sĂ©rie d’entreprises dans la technologie profitant des changements comportementaux et Ă©conomiques induits par le coronavirus pour fuir la fiscalitĂ© Ă©levĂ©e de la Californie. Comme elle, Hewlett Packard Enterprise a transfĂ©rĂ© son siĂšge social de San Jose vers Houston le mois dernier ou encore Palantir Technologies vers Denver au Colorado. Elon Musk a Ă©galement annoncĂ© quitter la Californie pour le Texas, comme l’a rapportĂ© le Wall Street Journal le 8 dĂ©cembre, oĂč un nouvel entrepĂŽt est en construction chez Tesla. Certaines installations de Space X, une autre de ses entreprises, sont Ă©galement localisĂ©es au Texas. Selon un dĂ©compte de CNN, 8 grandes entreprises ont migrĂ© ou ont annoncĂ© l’intention de migrer leur siĂšge social au Texas en 2020.
  • Oracle s'Ă©tend vers le Edge

    Un serveur Oracle RED.

    La stratĂ©gie Cloud d'Oracle trouve une nouvelle voie vers le Edge avec une offre hybride Oracle Roving Edge Infrastructure qui s'appuie sur des systĂšmes Roving Edge Devices (RED), des nƓuds de serveurs robustes, portables et Ă©volutifs.

    Oracle Roving Edge Infrastructure est une extension de la configuration Oracle Cloud Infrastructure (OCI) du client, totalement mobile et indĂ©pendante d'une connexion, offrant une interface et des flux de traitement similaires afin d'assurer une expĂ©rience cohĂ©rente et unifiĂ©e. Chaque module Oracle RED est dotĂ© de matĂ©riels haute performance incluant 40 "OCPU", 512 Go de RAM et 61 To de stockage. Ils peuvent ĂȘtre couplĂ©s en groupes de 5 Ă  15 nƓuds constituant un mĂȘme cluster, le tout Ă  partir de 160$ par nƓud et par jour.

    Ces modules permettent aux clients d'exĂ©cuter leurs applications et leurs charges cloud sur le site distant, y compris les infĂ©rences de l'apprentissage automatique, l'intĂ©gration et la rĂ©plication des donnĂ©es en temps rĂ©el, les analyses augmentĂ©es et les data warehouses supportant de nombreuses requĂȘtes. Cette solution apporte aussi les services Cloud de calcul et de stockage aux limites des rĂ©seaux (serveurs convergents) pour les organisations gouvernementales ou les entreprises, en assurant des traitements Ă  faible latence au plus prĂšs du point de gĂ©nĂ©ration et d'ingestion des donnĂ©es, ce qui permet de les analyser au plus vite.

    La solution se complÚte des possibilités de services managés comme OracleDedicated Region Cloud@Customer, la premiÚre région Cloud entiÚrement infogérée du marché. Elle intÚgre dans les datacenters des clients tous les services cloud Oracle de deuxiÚme génération, dont notamment Oracle Autonomous Database et les applications Oracle Cloud, pour un tarif mensuel à partir de seulement 500K$. Depuis son introduction, 12 nouveaux services ont été ajoutés au portefeuille Dedicated Regions, dont notamment Autonomous JSON Database, MySQL avec Heatwave et Logging Analytics.

  • Telefonica migre vers Oracle Cloud

    L’opĂ©rateur espagnol a choisi Oracle pour migrer diffĂ©rents systĂšmes dont la plupart de ses bases de donnĂ©es.

  • TikTok bĂ©nĂ©ficie finalement d’un sursis

    Nouveau coup de thĂ©Ăątre dans l’affaire TikTok. Interdit aux États-Unis en fin de semaine derniĂšre, l’application bĂ©nĂ©ficie d’un sursis et pourra continuer Ă  opĂ©rer sur le sol amĂ©ricain pour peu que son projet d’accord soit validĂ© par l’administration amĂ©ricaine.  Si l'on devait accorder un prix Nobel de l'art de souffler le chaud et le froid, Donald Trump l'emporterait haut la main. Dernier revirement en date, concernant l'inĂ©vitable TikTok, le prĂ©sident des États-Unis s'est dit favorable Ă  l'accord cĂ©dant une part du capital de l'application chinoise Ă  des entreprises amĂ©ricaines dont Oracle et Walmart. Ce faisant, l'application bĂ©nĂ©ficie d'un sursis d'une semaine supplĂ©mentaire, le temps que ce projet d'accord soit examinĂ©. TikTok explique dans un communiquĂ© qu’il a soumis “une proposition qui rĂ©sout les problĂšmes de sĂ©curitĂ© de l'administration et rĂšgle les questions concernant l'avenir de TikTok aux États-Unis”. Son plan se conforme, selon l’entreprise, aux exigences du CFIUS, notamment en travaillant avec Oracle, ”fournisseur de cloud chargĂ© de sĂ©curiser pleinement les donnĂ©es de nos utilisateurs” Ă©crit l’entreprise chinoise. En outre, Oracle et Walmart participeront tous deux Ă  un tour de financement prĂ©-IPO de TikTok dans lequel ils pourront prendre jusqu'Ă  20% de participation cumulĂ©e dans l'entreprise.  Ce rebondissement, qui n'est probablement pas le dernier, fait suite Ă  l'interdiction prononcĂ© vendredi de TikTok et de WeChat sur le sol amĂ©ricain. Le bannissement du premier n'aura pas durĂ© 24h mais encore faut-il qu'un accord satisfaisant toutes les parties en prĂ©sence soit trouvĂ©. Rappelons que Donald Trump, aprĂšs avoir soumis le maintien de l'application aux Etats-unis Ă  sa vente Ă  une entreprise amĂ©ricaine, avait vu d'un mauvais oeil la proposition de rachat faite par Microsoft, avant de s'aligner sur la position de l'entreprise de Satya Nadella. Puis il avait prĂ©fĂ©rĂ© l'offre de l'entreprise de son grand ami Larry Ellison, Oracle, mais l'accord passĂ© avec TikTok ne lui convenait finalement pas. D'oĂč l'interdiction prononcĂ©e vendredi, suivi du revirement d'aujourd'hui. 

    Une lecture allisonienne de l'affaire TikTok 

    On pourrait bien Ă©videmment cĂ©der Ă  la facilitĂ© et considĂ©rer ces coups de thĂ©Ăątre comme le seul fait du PrĂ©sident, dont l'inconstance fait frĂ©quemment les gros titres. Mais on peut Ă©galement se livrer Ă  un brin de sociologie des organisations. Dans L'essence de la dĂ©cision, le chercheur amĂ©ricain en sciences politiques Graham T. Allison analyse la crise des missiles de Cuba en 62 sous l'angle de plusieurs modĂšles. Il en ressort une lecture des Ă©vĂšnements basĂ©e sur les rapports de force entre les diffĂ©rentes composantes de l'administration Kennedy, de qui prĂ©fĂšre un bombardement, favorise l'invasion ou pousse Ă  l'embargo.   Et si, dans le cas de TikTok, les mĂȘmes processus Ă©taient Ă  l'Ɠuvre ? La presse amĂ©ricaine rapporte ainsi que le projet d'accord en vertu duquel Walmart et Oracle prendraient 20% du capital de l'application a Ă©tĂ© suggĂ©rĂ©, ou du moins est plĂ©biscitĂ©, par le DĂ©partement amĂ©ricain du TrĂ©sor et son patron, Steve Mnuchin. D'un autre cĂŽtĂ©, nous avons des parlementaires qui s'opposent Ă  un tel accord, arguant de prĂ©occupations de sĂ©curitĂ© nationale. Il faut Ă©galement composer avec la justice, saisie par TikTok qui dĂ©nonce un dĂ©cret prĂ©sidentiel politiquement motivĂ© et violant le Premier Amendement.  Tout n'est que rapports de force entre ces diffĂ©rentes composantes : on peut imaginer que les arguments des partisans d'une interdiction ont fait mouche auprĂšs du prĂ©sident en fin de semaine, avant que les soutiens d'un accord n'aient gain de cause ce week-end. Evidemment, nous n'allons pas affirmer que cette lecture est la seule valide, mais elle a le mĂ©rite de dĂ©passer l'habituel poncif d'un Trump erratique dĂ©cidant seul de la politique amĂ©ricaine. 
  • «L’impĂ©ratif de la transformation» vu par Christophe Negrier (Oracle)

    NommĂ© en juillet dernier comme patron de la technologie chez Oracle France, Christophe Negrier – sans accent, il y tient – est un cadre chevronnĂ© de l’informatique d’entreprise. Il vient partager avec vous sa vision sur les interrogations immĂ©diates des entreprises et comment la transformation a toujours Ă©tĂ© au cƓur de sa carriĂšre. Article paru dans L'Informaticien n°194.

    NommĂ© en juillet dernier comme VP Technology country leader chez Oracle France, Christophe Negrier – sans accent, il y tient – est un cadre chevronnĂ© de l’informatique d’entreprise. Il vient partager avec vous sa vision sur les interrogations immĂ©diates des entreprises et comment la transformation a toujours Ă©tĂ© au cƓur de sa carriĂšre. Article paru dans L'Informaticien n°194.

    AprĂšs une formation Ă  l’Épita, Christophe Negrier a commencĂ© sa carriĂšre chez Allasso comme consultant rĂ©seau et sĂ©curitĂ©. Il y finit directeur en charge des services en 2006. Il intĂšgre quelques semaines plus tard Radware puis, aprĂšs moins d’un an, rejoint Magirus, un distributeur paneuropĂ©en de premier rang de solutions et services de centre de donnĂ©es, oĂč il devient le directeur gĂ©nĂ©ral en France aprĂšs avoir dirigĂ© les ventes et le marketing.

    Nouvelle aventure, il prend en charge chez Symantec le canal indirect puis les ventes auprĂšs des cinquante plus grands comptes français. Christophe Negrier enchaĂźne ensuite des postes chez EMC et VMware avant de rejoindre une premiĂšre fois Oracle oĂč il dirige les ventes de la plate-forme cloud. On est en 2017. Au bout d’un an, il quitte Oracle et passe Ă  l’ennemi, SAP, comme vice-prĂ©sident en charge des ventes pour de nombreux secteurs verticaux. En juillet dernier, il retourne chez Oracle France en tant que VP Technology Country Leader et une place au conseil de direction de la filiale française. De toutes ces expĂ©riences, il tire une synthĂšse : « Depuis ma formation rĂ©seau et sĂ©curitĂ©, j’ai toujours travaillĂ© dans le domaine de l’infrastructure et de ses deux thĂšmes. Cela correspond parfaitement avec le Cloud aujourd’hui. Avec la crise que nous vivons, nous voyons que l’infrastructure a regagnĂ© ses lettres de noblesse.»

    Sur le bureau des DSI

    Autre trait de la personnalitĂ© du Technology leader d’Oracle France, le contact avec la rĂ©alitĂ© et les clients. « J’apprĂ©cie les interactions avec les clients pour construire et innover avec eux, leur apporter de la valeur. C’est valorisant et intellectuellement trĂšs intĂ©ressant.» Christophe Negrier apprĂ©cie beaucoup de discuter directement des sujets qui prĂ©occupent les dirigeants et les DSI. « Avec la crise que l’on vit, de nombreux sujets sont sur les bureaux des dirigeants et des DSI : rendre l’IT plus flexible, l’efficacitĂ© opĂ©rationnelle, la continuitĂ© opĂ©rationnelle, l’hybridation. Ces sujets sont au cƓur de la problĂ©matique des clients.» Il faut y ajouter le chemin vers le multicanal et l’e-commerce qui dominent l’ensemble de ces sujets. «À titre personnel, cela ne change pas vraiment de mon expĂ©rience dans le monde de l’ERP. Cela souligne juste l’impĂ©ratif de la transformation. En fait les tendances durent dans le temps. L’incertitude devient “le normal ”, cela connaĂźt un pic et la tendance dure en fait.»

    Dans ce contexte il relĂšve de plus que « ce ne sont pas les entreprises les plus frappĂ©es par les crises qui se transforment le moins ». Il ajoute que ces pĂ©riodes demandent du courage et de l’audace. Pour lui, dans ce monde ouvert, « une intangible critique se dĂ©gage : il faut se trouver des moyens pour se transformer mĂȘme en difficultĂ©. Mais ce n’est pas toujours ce que l’on voit.»

    Dette technique

    Christophe Negrier discerne un problĂšme immĂ©diat, la dette technique et l’obsolescence des systĂšmes. « Il ne faut pas confondre modernisation et upgrade, ou mises Ă  jour. Mais il faut prendre la mesure de l’échelle de temps du passĂ©.» En prĂȘchant un peu pour sa chapelle, Christophe Negrier voit dans le Cloud un des vecteurs Ă  l’appui des entreprises, mĂȘme s’il tempĂšre aussitĂŽt son avis : « Le monde ne sera pas que cloud et l’hybride sera prĂ©sent dans l’avenir. Il y a besoin de comprendre les deux mondes.»

    Christophe Negrier souligne d’autres points d’attention des entreprises. En tĂȘte, il voit le dĂ©bat autour de la notion de souverainetĂ© et la catĂ©gorisation des applications. Cela lui rappelle une conversation rĂ©cente avec le DSI Groupe d’un Ă©nergĂ©ticien français en trois lettres – sans prĂ©ciser davantage â€“ avec lequel il a discutĂ© de ces aspects technico-juridique. Il assure aussi que les technologies et les questions de rĂ©versibilitĂ© entrent en ligne de compte dans les dĂ©bats. Il note enfin que la voix d’Oracle sur le sujet commence Ă  porter mĂȘme si les impacts sont divers. Il note ainsi que des secteurs comme la banque ou la finance, qui refusaient au dĂ©part totalement le Cloud, commencent des projets massifs. « Dans ce domaine je suis optimiste, ces entreprises vont trouver leur place dans leur Ă©volution vers le Cloud.»

    Un PaaS pour se moderniser plus vite

    L’autre grande tendance que discerne le technologue d’Oracle France est l’utilisation du HPC (High Performance Computing), en particulier avec sa consommation dans le Cloud. Il est vrai que depuis des annĂ©es le HPC entrait peu Ă  peu dans les entreprises. Il rappelle comment des constructeurs automobiles ou de grands comptes utilisent ce type d’infrastructure dans le Cloud d’Oracle. « Ici nous allons encore plus loin et nous dĂ©passons le lift and shift, ou portage virtuel, pour aller vers le move and improve, soit migrer et amĂ©liorer.» Il met en exergue le PaaS de sa sociĂ©tĂ© qui permet de moderniser rapidement des applications ou de crĂ©er de nouveaux services. Il voit dans cette plate-forme la rĂ©ponse au « Comment je modernise ?» Ce PaaS autorise de rĂ©aliser soit des composants clouds natifs ou de moderniser des applications existantes, voire des morceaux d’applications.

    À travers ce panorama, Christophe Negrier nous dĂ©peint comment Oracle accompagne les entreprises dans leur migration vers le Cloud et comment Oracle vise Ă  leur apporter de la valeur en rappelant qu’il ne fera pas tout et que l’éditeur n’a jamais Ă©tĂ© aussi ouvert pour remplir cette mission en Ă©numĂ©rant les nombreux partenariats technologiques existants, comme celui avec Microsoft et Azure qui connaĂźt un trĂšs bon accueil chez les clients Oracle.


    Oracle met les bouchées double sur le Cloud

    Lors de notre entretien, Christophe Negrier s’est un peu Ă©loignĂ© de ce que Oracle propose sur le Cloud. MĂȘme si les offres sont rĂ©centes et encore peu connues des clients de l’éditeur.

    Pour rappel, l’offre Dedicated Region Cloud @customer apporte un portefeuille de services de Cloud public et d’applications Oracle (Fusion SaaS) dans le centre de donnĂ©es. Cela permet de rĂ©duire les coĂ»ts, de mettre Ă  niveau les applications existantes en utilisant des services de PaaS (Platform as a Service) dont le service Apex, un service de dĂ©veloppement d’applications Low Code/No Code tout en rĂ©pondant aux besoins de rĂ©sidence et de latence des donnĂ©es.

    De plus, la plate-forme s’étend vers la pĂ©riphĂ©rie du rĂ©seau de l’entreprise avec l’offre Rover Edge, encore plus rĂ©cente, qui s’appuie sur une appliance hyper-convergente durcie et qui se positionne comme une extension de l’infrastructure Cloud d’Oracle. En ce qui concerne le calcul hautes performances, HPC Oracle Cloud Infrastructure comprend des instances de calcul sans systĂšme d’exploitation, des rĂ©seaux de clusters Ă  faible latence, des solutions de stockage et des systĂšmes de fichiers, une isolation du trafic rĂ©seau et les outils pour automatiser et exĂ©cuter des tĂąches de maniĂšre transparente dans le Cloud.

    Depuis, les simulations d’accidents pour l’industrie automobile jusqu’à l’analyse sismique pour les sociĂ©tĂ©s de gaz et de pĂ©trole, en passant par le rendu d’effets spĂ©ciaux pour les sociĂ©tĂ©s de mĂ©dias, l’infrastructure basĂ©e sur le Cloud d’Oracle permet aux clients de rĂ©soudre des problĂšmes techniques complexes.